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Le Mardi 23 Septembre 2003 19:12, Denis Pennequin a tripatouillé sur son 
clavier :
> J'ai enfin reçu de l'UDF sa position sur les logiciels libres. Le cabinet
> de M. Bayrou m'a envoyé une interview de M. Bayrou à paraître ce soir dans
> le journal du net et que je reproduis ci après (après les ---)
>
> Denis
Je ne suis pas pour ou contre une couleur politique mais il faut reconnaître 
que Bayrou (ou sa cellule) répond au courrier qu' on lui adresse. Mon épouse 
lui avait une fois envoyé et nous avions obtenue réponse. 

>
> ----------------------------
>
> Interview de François Bayrou pour le Journal du Net
> (à paraître le mardi 23/09/03)
> Embargo jusqu’à 18h00
>
> La brevetabilité des logiciels, est-ce la mort annoncée des logiciels
> libres et des petits éditeurs de logiciels ?
>
> Il faut défendre l’univers du logiciel libre. C’est très important en
> termes de créativité, et pour éviter des prises de contrôle par des géants,
> pour éviter que Goliath n’écrase David, par ses capitaux, par ses brevets
> verrouillés, par ses avocats.

Goliath Crosoft et David Gnu/Linux sont dans un bateau, GC tombe à l'eau et 
ben ki ki reste ;-)))) j' essaie de rester optimiste jusqu'au bout ....

> Dans la logique industrielle, on comprend parfaitement que l’innovation
> doive être protégée car elle nécessite la mobilisation de capitaux
> importants. Mais le monde du logiciel libre repose sur une autre logique :
> il fait appel avant tout au capital humain, à l’expérience, à l’échange de
> savoir-faire. Or les ressources de créativité qu’il recèle sont
> considérables.
> Cet affrontement de deux philosophies, j’allais presque dire de deux
> visions du monde, avec par ailleurs des poids économiques inégaux, mérite
> que les responsables publics s’engagent. Il faut préserver la diversité.

Haaaaaa, pas de couil...   pas d'embrouille. Danger, Archtung, Meff, Gaffe, je 
mets le doigt et on me bouffe la main, avec les cons il n' y a pas de demi 
mesure. C' est tout ou rien !!! Accepter leur négociation, c'est un pas vers 
la capitulation. 

>
> À votre avis, quelles conséquences cette directive pourrait-elle avoir sur
> l'industrie logicielle européenne ?
>
> La directive ne fait qu’entériner la jurisprudence de l’OEB. Sur le plan
> statistique, on estime que les dépôts dans ce domaine, parfois farfelus,
> sont à 70 % d’origine étrangère. Or, la directive va faire rentrer dans le
> droit positif cette situation mettant notre industrie dans une situation
> délicate. Si l’on ajoute à cela que nous ne disposons pas, à part quelques
> exceptions comme SAP ou BO, de multinationales du logiciel capables de
> rivaliser avec les géants américains, la situation risque de devenir
> inquiétante. 

Bon, ben la prochaine fois , il faudra préciser OEB, SAP, BO .... ba ouais 
quoi .... c'est une liste pour débutant. 

> Mais il y a plus grave. Cela risque de porter un coup fatal à
> nos PME innovantes dans le secteur car elles n’auront pas les moyens de se
> défendre et l’arme du brevet leur est souvent inaccessible pour des raisons
> économiques et d’information à ce sujet. 

Un bon point !!! Si si, enfin quelqu' un qui a compris (je l'espère...).

> Sur ces deux derniers points, il
> est impératif de prendre rapidement des mesures pour les faire accéder à
> cette protection juridique et les sensibiliser en amont aux enjeux.
> Dernier aspect et de façon plus large, le logiciel libre, par l’accès au
> code source, le respect des standards et de l’interopérabilité, garantit
> également l’indépendance des utilisateurs par rapport aux éditeurs
> propriétaires. Beaucoup d’acteurs, notamment dans le monde public, ont opté
> pour cette logique. En mettant en cause cette approche, ce n’est plus
> simplement une question de menace économique que nous aurions à traiter
> mais également un risque réel de dépendance, de perte de pouvoir au sens
> large.

F.B. semble mieux maitriser la technique que Michel Rocard. M.R. reconnait ne 
pas être un adepte de l'informatique mais il a bien compris les enjeux du 
logiciel libre. Ce qui fait plaisir, c'est que leur point de vue concorde.

>
> Les brevets contribuent-ils selon vous à protéger l'innovation logicielle ?
>
> Les défenseurs de la brevetabilité avancent des arguments qu’il faut aussi
> entendre : la mobilisation de capitaux, la garantie d’un juste retour
> financier en cas de succès et la nécessaire protection de l’innovation sont
> des conditions essentielles au dynamisme économique.
> Pourtant, il ne faut pas réduire l’innovation logicielle à une logique
> purement commerciale ou industrielle. Ces briques technologiques font
> qu’aujourd’hui les hommes communiquent à travers la planète, que les
> échanges sont possibles, que certains pays peuvent accéder à des
> technologies à bas coût pour rattraper leur retard. Nous ne parlons pas
> simplement de logiciels de bureautique mais surtout d’inventions humaines
> qui deviennent le vecteur d’une nouvelle façon de vivre ensemble. Cela
> semble irréductible avec la logique de la brevetabilité et de
> l’accaparement de l’innovation par quelques-uns.

heuuuu, toujours les mêmes. Plus j'en ai et plus j'en veux.

> Dans ce secteur la logique de l’innovation a aussi changé de nature. Elle
> se fonde désormais sur l’échange, non seulement d’un savoir faire mais
> aussi de briques logicielles utilisées par de nombreux programmeurs. On est
> passé d’une logique individualiste à une approche collaborative. Dès lors,
> le risque est grand de voir un maillon de la chaîne arrêté car un éditeur
> en réclamerait la paternité et bloquerait ainsi le cycle d’un production
> logicielle innovante dont tout le monde bénéficie.

Mes respects !!!

> Même si l’on considère que le brevet est une source de protection pour
> l’innovation logicielle, il faudra encore lever d’autres obstacles et
> notamment les critères de la brevetabilité qui semblent inapplicables à
> l’innovation immatérielle. Par exemple, comment établir l’état de la
> technique dans un monde en constante mutation où l’innovation est
> nécessairement éparse et non centralisée ?
>
> N'est-ce pas l'importation d'une conception et de méthodes purement
> anglo-saxonnes ?
>
> La jurisprudence de l’OEB a été inspirée directement par les pratiques
> américaines. Il ne s’agit pas d’une importation mais le résultat de
> nombreux dépôts faits par l’industrie nord-américaine qui nous pousse
> aujourd’hui à clarifier la situation ! Nous n’avons pas à transposer ce
> système, qui d’ailleurs suscite des critiques outre-atlantique, nous ne
> faisons qu’entériner les pratiques d’un organisme qui est indépendant des
> instances politiques et qui tire d’importants bénéfices du dépôt de brevet.

Y a cas breveter le pinard !!! y zon pompé nos idées avec leur pinard 
californien .

>
> Y a-t-il des pressions exercées par certains lobbies au Parlement ?
>
> Les nombreux reports de ce texte et les oppositions, souvent acerbes, qu’il
> provoque aujourd’hui sont évidemment le résultat d’un affrontement bloc
> contre bloc dont les acteurs sont parfaitement identifiés. D’un côté, l’on
> retrouve les grands éditeurs de logiciels et notamment leur association le
> BSA et de l’autre des acteurs nombreux, souvent associatifs, qui
> représentent les logiciels libres.

Les puissants de l' ordre économique et mondiale ... 
et les autres .... 
et moi ;-) 

>
> - Est-ce que les reports successifs du débat traduisent de réelles
> dissensions au sein des différents partis politiques qui vont avoir à se
> prononcer sur la question ?
>
> Oui, bien sûr. Tous les groupes sont divisés. Pour le Parti socialiste
> européen, Arlene Mc Carthy, rapporteur du projet pour la Commission
> juridique et du marché intérieur soutient le texte, tandis que Michel
> Rocard s’y oppose fermement. Les Verts sont dans la même sensibilité que
> celle que j’exprime. Mes amis UDF qui siègent au sein du PPE – Marielle de
> Sarnez, le général Philippe Morillon, Jean-Louis Bourlanges, Francis
> Decourrière, Thierry Cornillet - défendront majoritairement le logiciel
> libre. De même, chez les libéraux, Jean-Thomas Nordmann (UDF), défend la
> même thèse que la mienne, alors que son groupe est majoritairement
> favorable à la directive.
>
> - Quotidiennement, quel type de logiciel utilisez vous ?
>
> Je suis un adepte des Mac depuis de nombreuses années. 

Je ne doute pas un moment que nous n'avons pas les mêmes moyens ;-)

> J’utilise mon
> ordinateur quotidiennement et je constate que Mac OS X basé sur FreeBSD est
> un système très robuste, standard et dont l’interface dépasse largement les
> autres systèmes d’exploitation grand public !

Alors à F.B. , tu me scies le cul ! bravo.


À propos, z' avez remarqué comme il est fort agréable de lire une page de 
texte sans fote d' ortografffeux ;-)))   
..... je ne parle pas des miennes ;-)

nono

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