Je ne vois pas en quoi ces lieux-dits sont gênants alors qu'en milieu rural
ils sont essentiels au repérage (cherchez les numéros de rue, vous ne les
trouverez pas), et pourtant ils sont finalement très peu nombreux (en gros
200 par commune, c'est très loin du nombre d'autres libellés).
Ce mépris des lieux-dits est juste un parti pris destiné à juste mettre en
valeur le rendu des villes sur la carte, et empêcher les personnes des
zones rurales d'avoir une info aussi riche, qui pourtant intéresse aussi
les visiteurs venus des villes. Et qui aide aussi les habitants des
villages à se repérer et désigner les lieux. Il n'y a pas que les seules
routes ! La ruralité est un intérêt collectif même pour les urbains. Que
ces noms soient peu connus, ils ne demandent qu'à l'être et c'est rendre
service en fin de compte à plein de gens de ces communes rurales (et au
minimum cela leur permet aussi de situer les projets d'aménagement et aux
communes de communiquer aussi sur ces noms (qui peuvent aussi resurgir sous
forme de nouvelles rues en zone périrubaine, ou sinon de nommer des chemins
piétons et sentiers de ballade, et redécouvrir l'histoire d'une commune et
à leurs habitants de se réapproprier le territoire dont ils sous-estiment
le potentiel ou l'intérêt tant économique qu'environnemental).

Et ce n'est pas parce que la carte OSM actuellement ne détaille pas encore
assez le milieu naturel qu'il faut croire que ces noms sont au milieu de
rien, au contraire ils signalent qu'il y a bien souvent quelque chose
d'intéressant à redécouvrir (et qui même peut être cartographié autour de
ces lieux car il y a bien des objets physiques, des paysages, et plein de
zones d'intérêt. On peut aussi redécouvrir des tas de petits d'étangs
oubliés, des niches de diversité environnementales.

Le prétexte que ça "surchargerait" la carte est faux, c'est juste un
comportement pour urbain obstiné qui ne veut croire que rien d'autre
n'existe une fois sorti de l'agglomération.

On peut critiquer les lieux-dits du FANTOIR/cadastre mais ils ne sont pas
si mauvais que ça, et même s'il y a des erreurs ou omissions, elles sont
mineures (et pas moins bonnes que d'autres sources : c'est en affichant et
publiant ces noms que des commuens peuvent aussi se rendre compte de ce qui
manque ou pourrait être amélioré; nombre de planches cadastrales ont été
vectorisées telles quelles mais demandent à être recomplétées, cela va
continuer à évoluer, c'est un travail de fourmi, mais en terme de niveau de
complétude le FANTOIR/cadastre est déjà très bon; on pourrait ajouter l'IGN
qui maintenant veut ouvrir ses cartes et développer l'initiative
collaborative pour lui aussi améliorer ses propres données). Tout est
ouvert à l'amélioration, quelle que soit les sources utilisées, il n'y en a
aucune qui soit parfaite et OSM milite justement pour l'ouverture et ne pas
se restreindre à une seule source (dont les mises à jour tardent de plus en
plus faute de moyens).

Le mar. 28 août 2018 à 11:24, Rpnpif <rpn...@trob.eu> a écrit :

> Le 28 août 2018, Stéphane Péneau a écrit :
>
> > Le 27/08/2018 à 18:26, Christian Quest a écrit :
> > > C'est pas pire que beaucoup de choses qu'on ajoute de la même façon
> > > (source unique et depuis son fauteuil).
> > A part les limites administratives, je n'en connais pas beaucoup qui ne
> > sont pas vérifiables sur le terrain.
> >
> > Mais admettons.
> > Si l'intégralité des lieux-dits est ajoutée dans Osm, et avec le rendu
> > actuel, la carte va devenir illisible.
> > On ne tag pas pour le rendu, ok, mais pour modifier le rendu, il faut
> > pouvoir discriminer ceux qui ont plus d'importance que les autres.
> > Mais s'ils sont tous taggés place=locality, il n'y a aucun moyen de le
> > faire.
> >
> > Alors comment pourrait-on faire ?
>
> Bonjour,
>
> Je ne suis pas vraiment d'accord. Il faut sortir de son propre cas
> particulier d'utilisation de la carte.
>
> Cela doit dépendre des régions mais autour de chez moi, dans l'Ouest, je
> connais une pléthore de lieux-dits aux contours flous, évoluant
> dans le temps et invérifiables sur le terrain sauf à consulter des actes
> administratifs ou des anciens.
>
> Est-ce que la lisibilité du centre de Nantes ou de Paris avec une très
> grande quantité d'objets et de commerces est bonne ? Oui ?
> Alors, pourquoi les lieux-dits en rural, beaucoup moins nombreux, ne
> serait-il pas plus lisibles ?
> La lisibilité, ce n'est qu'une question d'algorithme du rendu qui ne
> doit pas tout afficher à tous les niveaux de zoom. Par exemple,
> place=locality ne devrait être affiché qu'en dernier ressort.
>
> Contrairement à ce que l'on croit, le rural est riche de repères. Ce
> n'est pas un espace vide malgré les apparences de certains secteurs.
>
> Considérons les noms de lieux-dits comme des repères un peu comme les
> codes w3w de Géoportail, en plus de leur rôle historique, mémoriel et
> administratif.
> Ce rôle mémoriel est aussi utile pour les chercheurs.
>
> Donc je suis aussi partisan de noter tous les lieux-dits sur OSM.
>
> --
> Alain Rpnpif
>
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