Le 23 juil. 2010 à 13:16, Lilian RIGARD - Devclic a écrit :
> Plus le filtrage est fait en amont moins on a besoin de filtrer derrière : à 
> mon sens Dspam et Spamassassin ne doivent analyser que les mails des 
> utilisateurs utilisant des comptes Yahoo, Gmail etc ... pour spammer.
> 
> C'est encore une fois une question d'architecture et de réflexion sur le 
> système en place.


Oui, il n'est pas envisageable de pouvoir absorber une charge importante si 
chaque message doit passer par des analyses de contenu (filtres bayésiens, OCR 
sur les images, etc.).

Pour les grosses volumétries, deux aspects essentiels :

  1) Il faut détecter les courriers indésirables pendant la session SMTP pour 
refuser de les prendre en charge à ce moment là. C'est ce que j'appelle le 
problème de la patate chaude. Cf. 
http://clx.anet.fr/spip/article.php3?id_article=238 (c'est un peu ancien mais 
toujours d'actualité). J'aime bien embarrasser les files d'attente des 
hébergeurs peu scrupuleux ou peu consciencieux. Un produit tel que MIMEDefang 
(déjà cité dans ce fil) est l'idéal.

  2) Il faut épuiser tous les tests possibles (DNSBL, listes grises, SPF, DKIM, 
conformance, etc.) avant de se résoudre à regarder le contenu d'un message. En 
fait, la plus grosse partie des messages indésirables doivent être repérés 
avant la phase DATA de la sessions SMTP. Ainsi, par exemple, les anti-virus de 
nos relais de messagerie détectent très peu de virus car ils sont interceptés 
avant d'arriver à l'anti-virus.

En se basant sur ces principes, nous avons des cas où nous arrivons à traiter 1 
million de sessions SMTP entrantes par jour sur un simple Dell d'entrée de 
gamme d'il y a 3 ans.

Bon WE à tous,

-- 
Sébastien Namèche
Société Netensia

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