Re-salut � tous !
marc guillaume wrote:
Le Vendredi 26 Septembre 2003 20:17, Le Farfadet Spatial a �crit :
Il n'y a aucune n�c�ssit� vitale de remplacer Windows par Linux.Oui si l'on veut.
Windows fonctionne.
Si, si, je t'assure.
En fait tout cela �tait pour dire que j'ai toujours �t� surpris de voir que les solutions techniques qui triomphent sont souvent les moins bonnes... mais les plus soutenues financi�rement.
Ca, par contre, c'est parfaitement vrai. La vrai valeur ajout� d'un produit, c'est le service commercial... C'est un fait : g�n�ralement, on ne fait pas l'effort de s'informer et de fait, on se contente d'acheter ce qui fait le plus de bruit.
En informatique le CPM marche tr�s bien, au lieu de le faire �voluer vers le 16 et 32 bits il est remplac� par le DOS (durty operating system !)
"Dirty", pas "durty". C'est de l'anglais...
Quand � faire �voluer CP/M vers le 32 bits, comment dire... Cela faisait longtemps que CP/M avait disparu l'ors de l'apparition du 80x386.
Tiens, parlons un peu d'histoire :
Dans les ann�es 1970, Intel �labore le 80x86, la premi�re g�n�ration de microprocesseur 16 bits. En 1980, pourtant, la plupart des micro-ordinateurs �taient des syst�mes 8 bits et les processeur Intel 80x80 et Zilog Z-80 �quipait la majorit� de ces micro-ordinateurs. Le PC n'�tait qu'une vision dans l'esprit des d�veloppeurs et le seul syst�me d'exploitation disponible pour ces processeurs �tait le CP/M 80 de Digital Research. La soci�t� Digital Research avait annonc� une version pour le 80x86 de CP/M 80 (qui devait s'appeler CP/M 86) mais cette version n'�tait toujours pas disponible en avril 1980. Jim Paterson se lan�a alors dans un nouveau syst�me d'exploitation, nomm� QDOS (Quick and Dirty Operating System). Ce syst�me d'exploitation allait devenir l'anc�tre de MS-DOS.
Cependant, il existait � l'�poque un grand nombre de logiciel sous CP/M 80. La n�cessit� de reprendre totalement le d�veloppement de ces logiciels aurait donc entra�n� des co�ts et des probl�mes r�dibitoires. Le but premier de Jim Paterson �tait donc de parvenir � un syst�me qui permette une conversion tr�s ais�e des logiciels d�j� existant sous CP/M 80. Ce pourquoi il essaya de reproduire le fonctionnement et les principales structures de donn�es de CP/M. Il ne se contenta toutefois pas de copier servilement CP/M 80 mais essaya, au contraire, d'en corriger les points faibles. Le r�sultat auquel il parvint fut un syst�me d'exploitation occupant seulement 6 Ko et sous lequel on pouvait faire tourner sans trop de travail d'adaptation les programmes d�vellop�s pour CP/M 80. Ce syst�me fut appel� 86-DOS.
Or, � la m�me �poque, IBM avait pour projet de construire un micro-ordinateur 16 bits pour lequel Microsoft proposait de d�velloper un syst�me d'exploitation. A cet effet, Microsoft re�ut un prototype du nouvel ordinateur d'IBM. Microsoft acheta le sys�me d'exploitation programm� par Jim Paterson et en continua le d�veloppement. Jim Paterson restait associ� au projet mais les mesures de s�curit�s extr�mement strictes de la soci�t� IBM lui interdisait ne serais-ce que de voir la machine pour laquelle il �tait tout de m�me cens� d�velopper un syst�me d'exploitation. Le travail put cependant �tre achev� pour ao�t 1981 et le nouveau syst�me d'exploitation, baptis� MS-DOS, fut pr�sent� au public en m�me temps que le nouvel ordinateur personnel d'IBM.
Digital Research tenta bien de riposter en cr�ant DR-DOS mais ce fut un �chec.
Toutefois, on aurait tord de voir en MS-DOS un mauvais syst�me d'exploitation : la base de Jim Paterson �tait tr�s bonne. Notons qu'en 1983, avec la version 2.0, MS-DOS adopta une gestion des fichiers proche d'UNIX...
Ceci dit, MS-DOS avait une r�elle qualit� pour l'�poque : il se faisait oubli� et la plupart de ses fonctionnalit�s �taient d�port�es, ce qui permettait de lib�rer de l'espace m�moire pour les diff�rentes applications. A l'�poque, il fallait g�rer la p�nurie de m�moire et MS-DOS s'en aquittait tr�s bien. C'�tait un peu l'univers de la bidouille mais on avait alors gu�re le choix.
L'OS/2 est super et patatras windows 3.11, immonde, l'�touffe.
L�, par contre, c'est tout � fait vrai. Microsoft profita � l'�poque de la forte implentation de MS-DOS et de MS-Word - je ne sais pas si vous avez d�j� utilis� une version DOS, en mode texte, de MS-Word : �a valait le coup d'oeil...
Ne parlons m�me pas de l'Atari et de l'Amiga.
Ah, non alors ! Tu ne vas pas relancer la guerre Atari contre Amiga. Les deux sont morts, ayons un peu de respect pour les d�pouilles...
En fait h�las pour vendre un produit il ne faut pas qu'il soit bon, il faut qu'il soit bien vendu. Les r�ussites de l'informatique comme dans les autres domaines sont des r�ussites marketing et commerciales et pas techniques, sinon tous les utilisateurs de base auraient eu des Macs et des Atari, les utilisateurs plus "scientifiques" des unices. Mais non le consensus mou c'est fait autour de windows, qui a r�ussi l'exploit de devenir un mal indispensable, une solution du pire incontournable.
De moins en moins incontournable. Et puis, Apple commis l'erreur de faire des ordinateurs trop cher et de ne pas ouvrir son standard, ou plut�t de le faire bien trop tard.
A bient�t.
Le Farfadet Spatial
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