Bonjour à tous, 

pour compléter la discussion « Souveraineté - petit exercice special 'dredi » 
qui adresse principalement le sourcing, j’essaie de créer un modèle 
opérationnel et visuel de « l’Internet » pour faire ressortir les aspects 
résilience et souveraineté. La présentation traditionnelle OSI ne me convient 
pas mais illustre ce que je cherche à faire. Je voudrais contribuer ce modèle 
auprès du BEREC dans le cadre de l’article 6 du Digital Network Act 
(identification des dépendances).

Cette représentation devrait aider à distinguer des couches fonctionnelles (je 
vais mélanger sciemment protocoles et fonctions) comme:

    - transport = comment acheminer des bits d’un point A à un point B; par 
ecxemple fibres , fréquence, longueur d’onde et tous les éléments qui 
permettent d’établir des « circuits » façon VLAN, TSN, DWDM, ATM, MPLS, Frame 
Relay [;-)] 
    - Réseau  = comment envoyer des paquets d’une adresse à une autre (cela 
couvre comment obtenir ces adresses, le cryptage (MACsec IPsec), le routage); 
DHCP, Radius, CGNAT, 6to4, IS-IS, [e|i]BGP, IRR, URPF,…; ddos mitigation, fw, 
RPKI 
    - Session = comment établir une session authentifiée et cryptée (pas le 
protocole applicatif lui-même) entre deux « End-Point » ; DNS, PKI, HTTP(s), 
SMTP, IMAP, NTP,PTP
    - Application = l’ensemble des sessions end-point (il est parfois 
nécessaire d’avoir plusieurs sessions pour qu’une application fonctionne) 
nécessaires pour « faire le boulot »: HTML, Javascript, WebAssembly, SMTP


Il y a des empilements réflexifs comme le FW hébergé dans le cloud qui peuvent 
rendre la représentation obscure. Je laisse ceci de côté pour le moment.

 1) Quelles seraient la liste des couches fonctionnelles vraiment utiles 
(proche de l’opérationnel, pas du théorique, ma proposition des 4 couches est 
certainement trop simpliste)? Mon focus est la couche réseau.

  2) Pour chaque couche, quelles sont les éléments constitutifs et les 
faiblesses/dépendances associées sachant que:
        - il y a des sujets transverses comme « booter un élément » (serveur, 
carte routage dans châssis, microcontrolleur…). Notamment, s’il y a un full 
disk encryption avec un TPM pour le boot dun routeur: le routeur peut devenir 
imbootable pour cause de tripatouillages PKI par une puissance étatique 
étrangère.
        - Il y a des dependences pas évidentes telles que celles qui peuvent 
rendre le MFA inopérant par des attaques NTP/PTP/signal GPS (ou stations au 
sol).
        - Un DWDM sans OAM est inutile car s’il reboote pas configuré, il ne 
sert à rien

    3. L’esprit du modèle est d’être « suffisamment correct » pour guider 
l’inventaire des dépendances pour la résilience et la souveraineté, pas pour 
faire un papier scientifique…

Au plaisir de vous lire...

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