Une question. Quelle est la raison qui a fait que la norme WiMax française diffère au niveau fréquence de celle utilisée dans le reste du monde? Non libération de la fréquence standard? Je n'avais pas suivi cela, désolé.
-----Original Message----- From: owner-fr...@frnog.org [mailto:owner-fr...@frnog.org] On Behalf Of Jérôme Nicolle Sent: Sunday, September 19, 2010 11:33 AM To: michel hostettler Cc: frnog@frnog.org Subject: Re: [FRnOG] Réduction de la fracture numérique Le vendredi 17 septembre 2010 à 10:16 +0200, michel hostettler a écrit : > Bonjour, > > Dans une petite commune de la Haute-Vienne, située en pleine campagne, > 20% des citoyens (85 lignes) ne peuvent prétendre à plus de 512 kbit/s > et encore 5% sont inéligibles à l'ADSL. Un NRA-ZO et un équipement > WiMax ont déjà été installés pour desservir les autres foyers. > > Quelles pourraient être les possibilités technologiques à 5 ans pour > couvrir la totalité de la zone communale ? 5 ans laissent pas mal de temps, on raisonnerait plutôt à deux ou trois ans, largement suffisants pour proposer quelque chose de viable. Pour commencer, il faut revenir sur les choix qui ont été faits : - NRA-ZO : sur des topologies éparses, ou toutes les lignes ne peuvent être rendues éligibles depuis un seul point de raccordement, c'est une approche stupide. Non seulement cet équipement est financé par la collectivité, est relativement cher (entre 100 et 200k€ facturés par FT), mais il empêche toute concurrence (dégrouper un NRA-ZO n'est vraiment pas intéressant et l'offre bitstream est économiquement trop fragile). - WiMax : la "norme" française (pas la même fréquence que le reste du monde) fait augmenter le prix des équipements, on arrive trop vite à 50k € pour la seule BTS - Satellite : inadapté aux usages interactifs, les offres d'accès par satellite sont juste une tentative des entreprises spécialisées de sauver un parc en orbite pas assez rentable à leurs yeux. Conclusion, soit ça ne marche pas, soit c'est horriblement cher, pas évolutif, et clairement pas adapté au contexte d'ouverture de marché dont on nous rebat les oreilles depuis 15 ans. Reste deux technos, déjà prêtes et éprouvées : - WiFi / TDMA : pas un simple WiFi, mais un protocole adapté sur du matériel classique (voir www.ubnt.com), qui permet des déploiements rapides à moins de 150€/foyer avec une capacité de 100Mbps par station. Ces infras sont éventuellement mutualisables entre plusieurs opérateurs. - FTTH : avec un cout moyen de raccordement de l'ordre de 800€/foyer en zone très peu dense, on déploie pour moins cher qu'un NRA-ZO une infrastructure durable, mutualisable et bien plus performante que ce que France Telecom tente d'imposer aux collectivités. Mieux encore, l'exploitation de la boucle locale ne se fait pas au seul bénéfice de France Telecom donc peut être amortie par la collectivité. Conclusion : il n'y a pas besoin de débat : on déploie du WiFi pour les situations d'urgence, et de la fibre d'ici deux à cinq ans. Le reste, c'est juste du domaine de l'arnaque. Reste la question du raccordement de ce réseau au reste du monde, et ça c'est une question à poser aux départements, régions et à tout opérateur susceptible de posséder des infras traversant ces territoires. Vu la mauvaise volonté de certains à proposer des offres de transport en ouvrant des infras sous-exploitées, une règlementation incitative serait la bienvenue. Mais au pire, la construction d'un raccordement de quelques dizaines de km peut se financer avec la construction de la poche FTTH. @+ -- Jérôme Nicolle 06 19 31 27 14
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