puis je me permettre d'utiliser "largement " ton argumentaire technique dans mes discussions philosophiques et surtout politiques lors de mes interventions avec ma boite pour l'implantation de linux chez nous?
merci de ta r�ponse


Le Farfadet Spatial a �crit :

Salut � tous !


stephane clos wrote:

---couic---




J'apporte mon grain de sel, vous savez que je ne peux pas m'en emp�cher...


Je voudrais d'abord parler des probl�mes des applications propri�taire, ou plut�t des logiciels cr�ant des fichiers au format propri�taires. Un format propri�taire est d�pendant du bon vouloir de l'entreprise qui l'a d�vellop�. Ce qui signifie tout d'abord que le seul moyen pour un tier de lire les fichiers produits par ces logiciels est d'utiliser le m�me logiciel - pr�cison : un logiciel capable de lire se format, ce qui signifie bien souvent un logiciel cr�� par cette m�me entreprise ; notons le cas particulier d'Open Office qui lit les formats propri�taires de Microsoft Office mais ce suite � une phase d'ing�nieurie � rebourt que les licences actuels tentent d'interdire. Ceci signifie que l'on est d�pendant du bon vouloir de l'entreprise, qui peut d�cider de changer radicalement de format - voir le cas de Publisher, - de ne plus assurer la compatiblit� avec des versions ant�rieures - Publisher reste toujours un bon exemple - ou bien peu d�cider tout bonnement d'arr�ter une gamme ou m�me peu d�poser le bilan - voir le cas de Word Perfect de Borland. Un format libre, c'est-�-dire r�f�renc�, � cet avantage que le descriptif de son format est donn�, il est donc toujours possible d'avoir une application capable de lire ce format, quitte � le d�vellopper en interne. On comprend donc l'int�r�t d'utiliser des formats libres, si possible structur�s car cela permet de manipuler plus facilement les fichiers produits. Citons comme exemple de format libre non-strucur� le format pdf et comme exemples de formats libres et structur�s les formats de la suite Open Office et le format TeX. Donc, un format propri�taire signifie d�pendant du bon vouloir du d�vellopeur.
De plus, puisqu'il s'agit d'un organisme de formation, un deuxi�me argument : ceux qui suivent les diff�rentes formations auront tendances � vouloir utiliser les logiciels pr�sent�s au cours de la formation chez eux. Les licences de logiciels non libre sont souvent tr�s on�reuses - pensons par exemple � l'�tudiant qui voudrait simplement acheter Windows et Microsoft Office, ce qui lui reviendrait � plus du tiers du prix d'une machine de base. Pour peu que la formation soit assez compl�te - pr�sente un large �ventails de logiciel - ou bien pr�sentant des logiciels un peu pointu - donc souvent tr�s cher - autant dire que l'on pousse les �tudiants au piratage. A l'inverse, on a la libert� de diffuser un logiciel libre. De fait, il est ais� pour la formation de fournir une copie des logiciels �tudi�s en court de formation de mani�re parfaitement l�gale. Une objection est parfois soulev�, qui est qu'il peut �tre difficile de vendre la comp�tence acquise lorsqu'il y a marqu� sur un CV Open Office, par exemple, en lieu et place de Microsoft Office. Par rapport � cela, faisons remarquer qu'une formation bien faite enseigne des m�thodes de travail et des comp�tence pour se d�brouiller dans un vaste panel de situation et non pas sur quel ic�ne cliquer sur tel logiciel sp�cifique - dans notre exemple, la formation doit donner une comp�tence en bureautique plut�t que d'enseigner Microsoft Office ou Open Office.


Maintenant, avant d'aller plus loin, rappelons les quatre libert�s du logiciel libre - importantes pour b�tir un argumentaire :
1. libert� d'utiliser un logiciel libre pour quelqu'usage que ce soit - par opposition aux licences qui restreignent le droit de l'utilisateur ;
2. libert� d'analyser le fonctionnement d'un logiciel libre pour l'adapter � ces besoins propres ;
3. libert� de diffuser des copies d'un logiciel libre ;
4. libert� d'am�liorer un logiciel libre et de rendre ces am�liorations publiques pour que tout un chacun puisse en b�n�ficier.
De plus, rappelons que les licences libres telle que la GPL (G�n�ral Public License) assurent un cadre l�gal � ces lib�rt�s, c'est-�-dire garantissent le maintient du caract�re libre du programme - acc�soirement, ces licences assurent �galement que le nom des divers d�vellopeurs soient toujours indiqu�s.


Imm�diatement, on constate que l'on se lib�re imm�diatemment des r�strictions des licences propri�taires, qui limittes souvent le cadre d'utilisation d'un logiciel et qu'il faut renouveller r�guli�rement. On comprend donc qu'il y a une diminution des co�t � moyen terme - � court terme il y a une diminution globale �galement mais j'y reviendrais un peu plus tard. Ceci dit, il faut voir aussi que le logiciel libre propose une conception radicalement diff�rente du rapport au logiciel. En effet, lorsque l'on utilise un logiciel libre, ce logiciel devient le sien, que l'on peut faire �voluer comme on veut. Plus encore, on devient membre de la communaut� d'utilisateurs de ce logiciel, ce qui me semble essentiel. En effet, on fait parfois remarquer que le support d'un logiciel libre peu �tre hasardeux car d�pendent de son d�vellopeur qui prend sur son temps libre. C'est oublier d'une part que d'autres d�velloppeurs viennent g�n�ralement rejoindre l'initiateur d'un projet - il est m�me courant qu'un logiciel libre soit maintenu par une �quipe ne comportant plus aucun des d�vellopeurs initiaux - mais de plus la communaut� des utilisateurs de ce logiciel repr�sente un support souvent tr�s r�actif - il n'est pas rare que l'on ait la r�ponse � son probl�me dans l'heure - et plus conviviale qu'un coup de fil au service clientelle d'une entreprise. Devenant membre de la communaut�, on est soit m�me invit� � aider les autres utilisateurs, ce qui ce fait souvent naturellement. Plus encore, on est invit� � envoyer un �cho si jamais on trouve une erreur dans un logiciel. C'est d'ailleurs avantageux pour soit m�me, proche du support : on voit ainsi plus souvent corriger les bugs que l'on rencontre dans l'utilisation d'un logiciel que dans le cas d'un logiciel propri�taire. Ceci dit, il est clair qu'il n'est absolument pas n�cessaire d'�tre informaticien pour utiliser un logiciel libre, bien au contraire. Concluons en indiquant donc que le logiciel permet une responsabilisation de l'utilisateur, qui passe de consomateur � acteur mais ce sans contrainte ni obligation - l'attitude de consomateur reste toujours possible et l�gale.
D'autre part, "logiciel libre" est souvent associ� � "petit logiciel r�barbatif et avec peu de fonctionnalit�." Cette image vient de l'�poque o� le logiciel libre �tait en train d'�merger et donc devait poser les bases. Cette image est d�sormais totalement fausses : les logiciels libres sont maintenant aussi conviviaux que les logiciels propri�taires. De plus, ces logiciels sont d�vellop�s par des passionn�s, souvent tr�s au fait des progr�s technique. De fait, ces logiciels sont bien souvent objectivement de tr�s grande qualit�.


Passons au cas particulier de GNU/Linux. GNU/Linux est un syst�me d'exploitation dont Linux est le noyau. Il s'agit d'un ensemble de logiciels libres permettant � l'utilisateur d'utiliser l'ordinateur pour des t�ches diverses. Du point de vue de l'utilisateur, l'utilisation de GNU/Linux est aussi facile que sous Windows ou Mac OS. Pour ce qui est de l'administration, force est de constater qu'il faut une comp�tence un peu plus longue � acqu�rir que sous Windows. Temp�rons cela par le fait que GNU/Linux est mondialement reconnut pour sa stabilit� et sa s�curit�. De plus, ce syst�me r�pond au paradigme UNIX, qui est le standard dans la recherche et sur les gros syst�me, c'est donc une base de formation int�ressante pour les �tudiants.

Comment faire pour d�ployer un r�seau GNU/Linux dans une entreprise ou un centre de formation ? Une des m�thode est d'avoir chez soit une �quipe syst�me connaissant parfaitement GNU/Linux et qui pourra se charger de toute la logistique. Il s'agit toutefois d'une solution un peu lourde pour une petite structure. Une autre option est d'avoir recourt � un pr�stataire de service qui propose sa comp�tence pour une telle implantation. De plus, de telles entreprises proposent un support traditionnel. D�s l'ors, on devra payer se pr�stataire, ce qui nous ramm�ne au co�t � court terme. Ces soci�t� de services proposent souvent une offre globale, dont le co�t est g�n�ralement largement inf�rieur aux m�mes offres propri�taires. MandrakeSoft est une soci�t� fran�aise proposant ce type de pr�station - note pour la liste : on m'excusera j'esp�re cette publicit� pour Mandrake mais elle me semble m�rit� et de plus c'est veritablement un bon choix pour un centre de formation francophone. AbulEdu propose une distribution orient�e vers l'enseignement, d�vellop�e au d�part pour l'Education Nationale.

Enfin, il est important de parler de la p�riode de transition. Force est de reconna�tre que c'est une p�riode d�licate : d'abord parce qu'elle requiert un changement d'habitude, ensuite � cause des formats propri�taires dont nous avons parl�. Il faut s'assurer de la possibilit� de relire les fichiers d�j� produits, par exemple avec Open Office pour ce qui est de lire les formats de la suite Microsoft Office. Remarquons que le format de fichier ex�cutable est �galement un format de fichier et donc, qu'� ce titre, il en existe �galement des propri�taires, comme celui de DOS et des libres comme ceux de GNU/Linux. Notons d'abord qu'il n'est pas �vident que Microsoft maintienne �ternelement la compatibilit� avec DOS. Ceci �tant dit, il risque d'y avoir quelque probl�me de passage entre DOS et GNU/Linux pour les applications sp�cifiques - je ne connais pas pr�cis�ment la situation, je ne peux donc �tre cat�gorique ni dans un sens ni dans l'autre. De toute fa�ons, envisager une r��criture vers le nouveau syst�me d'exploitation des applications sp�cifiques me semble �tre une bonne id�e : m�me si cela augementerait un peu le co�t � court terme, cela permet de s'assurer la p�r�nit� des logiciels.

Pour conclure, remarquons que le logiciel libre existe aussi sous d'autre syst�me d'exploitation que GNU/Linux : citons Open Office et Mozilla, fonctionnant tout les deux sur syst�me Windows, Mac OS et GNU/Linux - Open Office fonctionne �galement sur syst�me Solaris.

Voil� St�phane, j'esp�re que cela apportera de l'eau � ton moulin et je te remercie de m'avoir donner l'occasion de refaire un long message d�taill� sur cette liste, cela commencait � me manquer.

A bient�t.

Le Farfadet Spatial



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� Se rebeller est juste, d�sob�ir est un devoir, agir est n�cessaire ! �
      La d�mocratie a toujours commenc� par l'instruction.


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